Le cri de l’enfant unique !

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L’enfant unique a des difficultés à s’épanouir et à s’ouvrir sur le monde extérieur.

Au centre de toutes les attentions, l’enfant unique est souvent surprotégé. Héros du cercle familial, il hésite parfois à s’aventurer à l’extérieur, de peur d’être remis en question. Si ce mode de fonctionnement persiste dans sa vie d’adulte, il représentera un véritable handicap tant sur le plan social que sur le plan sentimental.

Très entouré par ses parents qui l’accompagnent dans ses activités quotidiennes (jeux, travail scolaire, discussions…), l’enfant unique connaît aussi la solitude et, parfois l’ennui, la tristesse.

L’enfant unique endosse seul l’angoisse de ses parents. Souvent l’enfant unique regrette de ne pas avoir de frères et sœurs pour partager son fardeau et prendre un peu de recul. En réaction à cette responsabilité non partagée, il se protégera farouchement des autres ou, à l’inverse, aura tendance à prendre systématiquement en charge son entourage.

 La fratrie a un rôle déterminant dans l’épanouissement de l’enfant. Elle lui donne le sens du jeu et la possibilité d’interpréter différents rôles, l’aide à développer sa créativité et sa spontanéité, lui permet d’exprimer son agressivité et lui apprend à la canaliser… Ce qui le prépare à la vie en société.

 Un enfant unique vivant avec des parents sains prend au sérieux toutes les paroles méchantes des autres enfants, et chaque rejet ou méchanceté s’enregistre dans son subconscient et est interprété comme voulant dire « je suis … les autres sont mieux que moi ». Au fil des ans, la répétition de ce message fini par une sous-estime de soi-même et un grand manque de confiance. Entre frères et sœurs, les enfants se chicanent, mais quelques heures plus tard c’est tout oublié et ils savent que ce n’était pas sérieux. Ils sont donc moins susceptibles de se laisser affecter par les méchancetés des autres enfants et ont développé le réflexe de se défendre. Apprendre à se défendre contre qui quand on est seul ?

 L’enfant unique doit supporter tout seul le poids de l’investissement parental : il incarne à lui seul les rêves d’avenir de ses parents dont les attentes peuvent être pesantes. L’enfant aura quelquefois du mal à se sentir à la hauteur et il craindra de les décevoir. Ce qui peut devenir un lourd fardeau à porter. L’enfant unique sait qu’il est seul à pouvoir combler les désirs de ses parents, ce qui conforte son sens du perfectionnisme. Il n’a tout simplement pas les moyens d’échouer ! Il se sent responsable de rendre mes parents fiers de lui.

 Un des grands défis des enfants devenus adulte est l’éventualité de la mort des parents. S’ils n’attendent pas que leur enfant leurs servent de bâton de vieillesse, celui-ci se sent néanmoins responsable d’eux, et souvent ne s’en éloigne pas. Ce n’est pas par pur altruisme que les enfants uniques prennent soin de leurs parents malades. Ils anticipent un vide. Au-delà du lien qui nous unit à la personne qui meurt, on se voit se retrouver tout seul, avec ce que ça amène comme anxiété.

 L’enfant unique éprouve des difficultés à s’intégrer dans des groupes ou dans des contextes de socialisation. A la maison, il a toute l’attention de mes parents, et pas de compétition avec un frère ou une sœur pour l’obtenir. Ceci occasionne des complexes et porte l’enfant unique à s’isoler. D’ailleurs, l’enfant unique a souvent un(e) meilleur(e) ami(e) avec qui il passe la majorité de son temps libre, mais pas vraiment d’autres amis en plus.

A l’école, l’enfant unique se sent anormal parce que presque tous les élèves semblaient avoir leur place alors que lui je ne parle qu’aux même deux amis, incapable de socialiser avec quiconque d’autre. Et quand on perd de vu cet ami (déménagement…) cela devient une catastrophe.

 L’enfant unique aimerait bien interagir avec eux tous, mais ne trouve souvent rien à dire et se contente d’écouter les conversations attentivement, mais il est incapable d’entrer dedans ! Une terrible frustration.

 L’enfant unique a souvent tout pour réussir… Pourtant, bien souvent extrêmement solitaire, dépendant de la télé, se soupçonnant incapable de vivre en couple, il fout ça vie en l’air !

 Pas de jeux, pas de dispute avec un frère ou une sœur, juste se maudit silence quand on rentre de l’école, ce gouffre de solitude. Les larmes le soir dans le lit quand on pense que sess parents vont peut être mourir et qu’on restera seul, vraiment tout seul. L’enfant unique est plus fragile, plus hypersensible que la moyenne des gens mais surtout il connaît ce que d’autre n’ont fait qu’effleurer, la douleur. C’est une plaie de n’avoir personne avec qui partager ses craintes les plus profondes, ses joies, quelqu’un du même sang qui sera là aux enterrements successifs des parents.

 Et, se sentir seul dévore l’âme. Pas de frères et sœurs, ça signifie : pas la peine de vivre. Etre un enfant unique, il faut vraiment l’avoir vécu pour en tirer des conclusions. Il est bon de savoir que sur cette Terre vous avez au moins une sœur ou un frère à qui parler et sur qui compter.

 Alors, si vous faites des enfants n’en faites pas qu’un, le risque est trop grand pour que l’enfant unique soit malheureux…

 

60 réponses à “Le cri de l’enfant unique !”

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  1. 28 01 2016
    quinson (15:10:16) :

    en même temps combien de personnes ont des frères et soeurs et ne sont pas fichus de s’entendre et se déchirent ??? il y a tous les cas de figure des enfants qui ont des frères et soeurs et infichus de s’entendre entre eux, des frères et soeurs qui s’entendent bien, des enfants uniques heureux et épanouis et d’autres angoissés et tristes….. il ne faut pas généraliser

    Répondre

  2. 13 02 2016
    Toki (04:34:50) :

    Je suis fils unique et c’est assez dingue comme je me suis retrouvé dans la plupart des lignes de cette article.
    Aussi je reconnais cette réponse du commentaire au dessus des personnes qui ne vive pas ça, cette réponse me donne généralement des envie de tuer silencieusement la conscience innocente de la personne qui celui qui la prononce, parce qu’évidemment je ne donne jamais mon avis entier sur la question en public, d’ailleurs a personne, ni a mes amis devant lequel je ne veut pas paraitre « faible » ni devant mes parents parce que je n’oserais jamais leurs expliquer ce que je ressent sans les blesser. Comprenne par la qu’une partie de moi n’arrive pas a leur pardonner cette douleurs que j’emmagasine et que je met sur leur compte. Parfois je leur parle beaucoup, parfois j’ai envie d’être tellement méchant, et je le fais encore parfois.
    Un fils unique n’est pas le plus a plaindre, il a tout, des parent, plein d’argent pour ses étude, plus de cadeaux, voila le résume de ce que pense quelqu’un qui ne connais pas cette situation. Un fils unique n’est pas le plus a plaindre ils a deux parents aimants, c’est vrai que c’est le plus important. Et j’imagine une plus grande douleurs pour quelqu’un qui ne connaitrais aucune famille. Je ne viens pas ici pour m’apitoyer sur mon sors. Je savais au fond de moi depuis toujours « tu en souffre un peu mais c’est pas grave » et puis enfant je savais me faire des amis mais au détriment d’être profondément méchant avec eux, jetait leader mais une vrai pourriture qui trainais les plus faible dans la boue pour que les autre m’aiment, puis on a fini par me faire ce genre de chose et je me suis remis en question, encore, encore, jusqu’à que je perde toute ma présence auprès des autre, jusqu’à ce que je m’efface.
    Le plus important c’est cette violence que j’ai, c’est très bien décrit plus haut

     » La fratrie a un rôle déterminant dans l’épanouissement de l’enfant. Elle lui donne le sens du jeu et la possibilité d’interpréter différents rôles, l’aide à développer sa créativité et sa spontanéité, lui permet d’exprimer son agressivité et lui apprend à la canaliser… »

    Je retrouve vraiment sa en moi. quand un ami me fait une blague un peut provocante sois je ferme ma gueule sois je le détruit sur place et lui fait tout le mal que je peut pour gagner la confrontation. Mais c’est pas comme sa qu’on agit en société, et je ne veut surtout pas faire de mal a mes amis. Alors je ferme ma gueule. Je ne connais pas l’humour entre gens qui savent se chambrer se confronter et en rire. Je prend tout très sérieusement tout en sachant que ce n’est que pour rire.
    Mes amis ne me comprennent plus et pense que je suis une tapette qui ose pas dire ce qu’il pense, ce qui est a moitié vrai, je suis sois un punchingball sois un assassin mais sa fait des année que l’assassin est parti de honte. Le punchingball lui il tient mais par période il tombe.

    Ce n’est qu’aujourd’hui que je me décide a taper sur Google une recherche visant a comprendre si le fait d’être tout seul a la maison influençais sur mon comportement ou si jetait juste une daube qui ne trouverais jamais de place nul part et qui pouvais crever rapidement si possible svp le ciel.

    Du coup je suis tombé sur cette article et j’ai pleuré.

    Car j’ai compris ce soir que jetait typiquement dans mon rôle. Et en fait c’est assez libérateur. Comme en atteste ce post.

    Et comme j’en ai rien a foutre des autres ou de partager quoique ce sois avec ce monde je vais pas poster ce post. (merde, j’essaye de changer…)

    Répondre

  3. 17 03 2016
    moleskine (19:32:56) :

    comme je me retrouve dans cet article, les angoisses, la solitude, la culpabilité de rester auprès du parent ou des parents qui restent…j’ai deux enfants. C’est tellement dur la solitude de l’enfant unique

    Répondre

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